Navigation d’un violiers radiocommandé

AVANT LA MISE A L’EAU

Tenir le bateau par la quille, le vent ayant tendance à l’écarter de soi. Les voiles sont choquées, l’antenne de l’émetteur rentrée ou seulement à moitié sortie. Ne pas oublier : rafale + bateau dans la figure + antenne sortie = gros désordre.

Si le vent est très fort, choquer bien à fond les écoutes et tenir le bateau à l’horizontale avec les deux mains.

Confier l’émetteur à une autre personne, ou ce qui est plus prudent, le porter avec une courroie autour du cou.

LA MISE A L’EAU

Dans l’ordre :

  • mettre en service d’abord la radio,
  • mettre en service le récepteur,
  • vérifier que tout fonctionne.

Toujours mettre le bateau à l’eau avec l’étrave face au vent.

LE VIREMENT DE BORD

Au début :

  • pousser légèrement le manche d’un côté, si c’est le bon, pousser plus fort,
  • sur l’eau, ça va vite, alors pas de coup de barre violent à proximité d’un autre bateau,
  • si possible, annoncer : « je vais virer », « je vire » ou encore mieux « le numéro X va virer » , « le numéro X vire ».

Ne pas virer trop brutalement et choquer un peu les voiles en sortie de virement de bord pour relancer le bateau.

EN ROUTE AU PRES

Il faut disposer le centre de voilure de telle manière qu’en lâchant la commande de barre, le bateau lofe tout doucement, et plus rapidement dans les risées. Un réglage neutre est acceptable, mais il n’est pas vraiment bon si le vent faibli.

Le meilleur près ou meilleur compromis cap / vitesse : c’est l’angle de remontée au vent optimal en fonction des conditions météo du moment.

Comment savoir si on est bien au près ? Les coques étant peu visibles au ras de l’eau, c’est le mât et son inclinaison qui servent de référence visuelle. Le jeu consiste donc à « tâter le vent » en faisant des espèces de sinusoïdes les plus aplaties possible pour ne pas perdre de vitesse.

Si le vent est fort, il n’est pas difficile de visualiser ce que l’on fait :

  • si on lofe trop, le mât se redresse, la vitesse diminue,
  • si on abat trop, la gîte augmente, lâcher la barre et le bateau revient tout seul à son cap.

Quand le vent est faible, ses variations sont faibles également, il est difficile de savoir où est le bon près. La solution consiste à choquer légèrement les voiles de temps en temps et de surveiller le moindre fasseyement sur le guindant du foc.

LE GRAND LARGUE

Par petit temps, l’allure est difficile, car si on borde trop, on risque de « décrocher » le plan de voilure. Si le vent faiblit momentanément, il ne faut pas hésiter à lofer doucement pour se fabriquer du vent apparent.

Dans la brise, c’est l’allure la plus rapide, attention à l’enfournement, choquer à temps en surveillant l’arrivée des surventes.

LE VENT ARRIERE

C’est sans doute la plus subtile. D’abord éviter le vent arrière pur. On remarque vite que la meilleure vitesse se tient à 10 / 15° du lit du vent arrière, quand le foc est bien ventilé. Il est préférable de tirer deux bords dits de vent arrière, bien que s’en écartant un peu.

A la différence des allures où on peut vider les voiles en choquant, au vent arrière ce n’est pas possible, alors que faire pour soulager le nez du bateau qui enfourne ?

  • On peut prévoir un réglage du treuil pour déborder les bômes au-delà de 90°. Si on ajoute le dévers des voiles, le vent arrive à échapper.
  • Sur un gréement classique, on dévente le foc en naviguant à la contre gîte. Attention au départ à l’abattée, suivi d’un empannage brutal.

LE RETOUR A TERRE

Le but de la manœuvre est d’arriver près du bord, avec une vitesse faible. En pratique, choisir son point d’arrivée de façon à terminer au près, à la rigueur au largue, mais jamais au vent arrière.

Couper le récepteur avant de couper la radio pour éviter les interférences.

LE BER

Le bateau y passe bien 90% de son temps. Le faire stable, c’est à dire avec les pieds bien écartés. Le genre siège pliant n’est pas assez stable.

Ne laisser le bateau sur son ber que si le vent est faible et bien établi en direction; le nez face au vent et les écoutes choquées. Dès que le vent forcit, poser le bateau couché dans l’herbe, écoute choquée, le lest dans la direction du vent.

Attention aux enfants, curieux, chiens.

POUR AFFINER LES REGLAGES

Le foc faseye longtemps avant le GV :

  • angle d’ouverture du foc trop important,
  • chute insuffisamment tendue.

Le haut du foc faseye :

  • chute insuffisamment tendue,
  • foc trop plat dans le haut.

Le guindant de foc n’est pas rectiligne :

  • pas assez de tension sur le guindant,
  • augmenter la tension du pataras,
  • modifier le pourcentage de compensation sur la bôme de foc pour donner une tension plus forte sur l’étai.

Le guindant de foc se dégonfle :

  • voile trop creuse au bord d’attaque,
  • voile pas assez bordée,
  • le barreur lofe trop.

Le bateau gîte exagérément et n’avance pas.

  • manque de lest,
  • trop de voilure pour le temps,
  • le bateau n’est pas au près,
  • la chute de GV est trop tendue,
  • écoutes trop bordées.

La GV faseye longtemps avant le foc :

  • la GV est trop ouverte,
  • le foc n’est pas assez ouvert.

Le haut de la GV faseye longtemps avant le bas :

  • chute pas assez tendue,
  • tissu trop souple (il s’allonge),
  • mauvais réglage du gréement

Le guindant de GV se dégonfle :

  • trop de creux à la GV,
  • creux de GV trop avancé,
  • trop de rond de guindant ou mât pas assez cintré,
  • foc trop fermé ou trop creux qui renvoie l’air dans la GV.

Plis au guidant de grand voile :

  • pas assez tendu,
  • les haubans sont détendus.

Plis diagonaux écoute / mât :

  • mauvais mariage rond de guindant / cintre du mât,
  • il faut augmenter le rond de guindant ou diminuer le cintrage du mât.

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